- > BIT - Rapport 2005 sur le travail forcé
L’Asie et le Pacifique, l’Amérique latine et les Caraïbes ainsi que l’Afrique subsaharienne demeurent les trois régions où l’incidence est la plus élevée avec respectivement 3, 2,5 et 1 victimes du travail forcé pour mille habitants. Viennent ensuite le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (0,75), les économies en transition (0,5) et les pays industrialisés (0,3).

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Environ 20 % des cas de travail forcé en Asie et Pacifique sont imposés par l’Etat et concentrés dans quelques pays de la région, dont le Myanmar.
L’exploitation sexuelle à des fins commerciales représente moins de 10 % du total dans cette région.

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La physionomie du travail forcé est semblable dans la région Amérique latine et Caraïbes avec, en tête,
le travail forcé dans le secteur privé à des fins d’exploitation économique (75 %),
suivi du travail forcé imposé par l’Etat (16 %) et de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales (9 %).
En Afrique subsaharienne également, l’essentiel du travail forcé correspond à une exploitation économique (80 %),
suivie du travail imposé par l’Etat (11 %) et de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales (8 %).

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Le profil du travail forcé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord est similaire à celui observé dans les autres régions en développement, encore que le travail forcé imposé par l’Etat représente une fraction relativement faible (3 %). Le travail forcé imposé dans le secteur privé à des fins d’exploitation économique est la forme dominante (88 %), suivie de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales (10 %).

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Près des deux tiers des cas de travail forcé dans la région Asie et Pacifique sont imposés par des agents privés à des fins d’exploitation économique, le plus souvent sous la forme de la servitude pour dettes dans l’agriculture et d’autres secteurs.

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Dans les économies en transition et les pays industrialisés, le travail forcé se présente sous une forme assez différente de celle que l’on trouve dans les pays en développement.
La forme principale de travail forcé est l’exploitation sexuelle à des fins commerciales (46 % et 55 % respectivement),
alors que la part du travail forcé imposé par l’Etat est pratiquement inexistante dans les économies en transition
et inférieure à 5 % dans les pays industrialisés.
Toutefois, même dans ces pays où l’attention a été centrée jusqu’ici sur l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, près d’un quart (23 %) des victimes sont soumises à une exploitation économique à des fins autres que sexuelles.

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Sur 300 victimes interrogées dans quatre pays de l’Europe du Sud et du Sud-Est, 23 % (toutes des femmes) avaient été vendues pour être destinées au commerce sexuel contre leur gré, 21 % pour travailler dans la construction (tous des hommes) et 13 % dans l’agriculture (hommes et femmes). Les victimes restantes (43 %, des deux sexes) avaient été engagées de force dans différents secteurs, dont les services domestiques et l’aide aux personnes, la petite industrie de transformation, la restauration et l’industrie alimentaire. La situation peut varier d’une région à l’autre, mais le travail forcé domine dans les secteurs caractérisés par des relations de travail souvent informelles et par des chaînes de sous-traitance aux nombreux maillons.