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- > Classification des mutilations sexuelles féminines selon l'OMS
Définition des mutilations sexuelles féminines (MSF)
Toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou la lésion des organes génitaux féminins pratiquée pour des raisons culturelles ou religieuses ou pour toute autre raison non thérapeutique.
Type I : excision du prépuce, avec ou sans excision partielle ou totale du clitoris.
Type II : excision du clitoris, avec excision partielle ou totale des petites lèvres.
Type III : excision partielle ou totale des organes génitaux externes et suture/rétrécissement de l'orifice vaginal (infibulation).
Type IV : piqûre, perforation ou incision du clitoris et/ou des petites et des grandes lèvres ; étirement du clitoris et/ou des lèvres ; cautérisation par brûlure du clitoris et du tissu avoisinant.
Inclassable :
- Grattage (angurya cuts) de l'orifice vaginal ou incision (gishiri cuts) du vagin.
- Introduction de substances corrosives ou de plantes dans le vagin pour provoquer des saignements ou pour resserrer ou rétrécir le vagin.
- Toute autre intervention qui répond à la définition des mutilations sexuelles donnée plus haut.
- > Causes des MSF (OMS - 2004)
Plusieurs types de raisons justifient l'intervention :
* Raisons psychosexuelles : réduction ou élimination du tissu sensible des organes génitaux externes, particulièrement du clitoris, afin d'atténuer le désir sexuel chez la femme, de préserver la chasteté et la virginité avant le mariage et la fidélité durant le mariage, et enfin d'accroître le plaisir sexuel de l'homme ;
* Raisons sociologiques : identification avec l'héritage culturel, initiation des fillettes à la condition de femme, intégration sociale et maintien de la cohésion sociale ;
* Hygiène et raisons esthétiques : les organes génitaux externes de la femme passent pour être sales et inesthétiques et il faut les enlever pour favoriser l'hygiène et rendre la femme attrayante ;
* Mythes : accroissement de la fécondation et promotion de la survie de l'enfant ;
* Raisons religieuses : certaines communautés musulmanes pratiquent toutefois les mutilations sexuelles féminines parce qu'elles croient en toute bonne foi que cette pratique fait partie de l'Islam. Or, elle est antérieure à l'avènement de la religion musulmane.

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