1 - Qu’elles vivent dans des pays industrialisés ou des pays en développement, en milieu rural ou urbain, les femmes travaillent en général de plus longues heures que les hommes.

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- Economie reproductive ou économie de soins
- Femmes, population mondiale active

Les ressources qui sont entre les mains des femmes profitent aux enfants. Les écarts de revenus entre les hommes et les femmes peuvent donc faire baisser ou limiter les ressources qui permettraient de faire respecter les droits de l’enfant, comme le droit aux soins médicaux, à une nutrition adéquate et à l’éducation.

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- Les disparités de revenus hommes/femmes

Lorsque les mères acceptent un emploi rémunéré à l’extérieur, ce sont les enfants, en particulier les filles, qui endossent les responsabilités familiales, et qui s’occupent de la maison et de leurs frères et soeurs, souvent aux dépens de leur propre éducation. Cela montre à quel point il est important que les deux parents assument leurs responsabilités et s’occupent de leurs enfants, qu’ils travaillent ou non à l’extérieur.

2 - Les écarts en terme de biens

- > Non seulement les femmes gagnent moins bien leur vie que les hommes, mais elles possèdent aussi moins de biens. Des lois sexistes sur la propriété et l’héritage, ainsi que sur d’autres moyens d’acquérir des biens, même les programmes de distribution des terres appartenant à l’Etat, exposent davantage les femmes et les enfants à la pauvreté.

Conséquences de cette exclusion, notamment lors de la dissolution d’un mariage ou du décès d’un conjoint :
refus du droit d’être propriétaires de la maison ou du terrain familial à la mort du conjoint,
expulsion du domicile conjugal avec le risque de se retrouver en marge de la société...

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- Femmes : héritage, propriété et gestion de la terre et d'autres biens

* Par exemple, dans les ménages ruraux du Bangladesh, quand la part des biens qui appartenaient aux femmes avant le mariage est plus importante que celle de leur conjoint, les femmes ont plus d’influence sur les prises de décision et les taux de morbidité de leurs filles fléchissent.

- > Les avantages de la propriété vont au-delà de la dynamique du pouvoir au sein de la famille; ils ont aussi des répercussions positives sur la productivité et la croissance, en particulier dans l’agriculture.

* Selon une étude menée par l’International Food Policy Research Institute, si les inégalités entre les sexes diminuaient au Burkina Faso, et si les agriculteurs et les agricultrices avaient le même accès aux intrants agricoles et à une éducation de qualité, la productivité agricole pourrait augmenter jusqu’à 20 %.

* Une étude précédente menée auprès d’agricultrices du Kenya montrait que le rendement des cultures pourrait augmenter de 24 % si toutes les agricultrices avaient accès à l’éducation primaire.

* FCND, Institut international de recherche sur les politiques alimentaires - 2005
Une autre enquête réalisée au Bangladesh a permis d’arriver à la même conclusion :
l’octroi de ressources spécifiques aux femmes, par exemple des variétés de semences potagères à haut rendement, et l’accès à des technologies de polyculture du poisson dans des étangs loués à des groupes de femmes défavorisées, ont davantage d’impact sur la réduction de la pauvreté que la diffusion non ciblée de technologies, qui risque de profiter aux hommes et aux ménages plus aisés.