La discrimination sexiste est souvent profondément ancrée dans des attitudes patriarcales qui accordent un statut social plus élevé aux hommes. Mais les familles individuelles ne se conforment pas toutes de la même manière aux idées « traditionnelles » concernant le rôle des hommes et des femmes. La capacité des membres de la famille d’imposer leur préférence dans les prises de décisions (pouvoir de négociation) dépend partiellement des attitudes sociales et d’autres facteurs plus tangibles.

Les principaux déterminants de l’influence sont les suivants :

- > 1 - Le contrôle sur le revenu et les biens, en coulisse, le rapport des femmes avec le travail...

Les membres de la famille qui contrôlent la majeure partie du revenu et des biens du ménage sont souvent ceux qui ont le plus de poids sur les décisions concernant l’utilisation de ces ressources pour la famille.
Tant dans les pays industrialisés que dans les pays en développement, les femmes sont toujours à la traîne en termes d’emploi, d’accès à la propriété et de gestion des biens.

- > 2 - La différence d’âge :
Le pouvoir de négociation dépend également de l’âge de la femme à l’époque de son mariage et de la différence d’âge entre une femme et son mari.

* En Asie du Sud, par exemple, les maris ont approximativement cinq ans de plus que leurs épouses; la différence passe à six ans en Afrique subsaharienne (à l’exclusion de l’Afrique australe).

* Dans le cas des mariages d’enfants (appelés union coutumière ou union avec une personne mineure, quand l’un des partenaires ou les deux sont âgés de moins de 18 ans), lorsque la différence d’âge entre les époux est extrême, le poids des tâches domestiques et des soins aux enfants limite considérablement les choix de vie des jeunes mariées et des mères adolescentes.

- > 3 - Le niveau d’éducation :

Les conclusions d’une étude menée dans 40 pays en développement révèlent que, en moyenne, les hommes passent plus de temps sur les bancs de l’école que les femmes.

* C’est en Asie du Sud, où les hommes passent en moyenne 2,5 ans de plus à l’école que les femmes, que l’écart est le plus profond, le chiffre diminuant à 1,3 an en Afrique subsaharienne et à 1 an en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ces écarts entre les hommes et les femmes peuvent renforcer les inégalités au sein du couple et expliquer pourquoi les femmes restent désavantagées.