André Malraux est une grande personnalité du XXe siècle. Écrivain extraordinaire, aventurier, combattant contre le fascisme, homme politique... 2009 et 2010 ofrent deux occasions de l'honorer, en tant que Ministre de la culture et en tant que Compagnon de la Libération.
1959-2009, 50e anniversaire
du Ministère de la Culture
1940-2010, 70e anniversaire
de l'Appel du 18 juin
L'écriture et les idées, la résistance et le combat, la beauté et la politique, l'imaginaire et le réel…
Malraux fut un homme extraordinaire pour son amour des hommes et le talent qui l'habita pour en parler. Praticien du genre humain, il s'est noyé dans les méandres de l'âme humaine pour en aimer les courages avec passion et en décrire les renoncements avec vérité et compassion.
De tradition humaniste, Malraux transcende l'homme parce qu'il en parle en héros. Il choisit la grandeur, sans renier les bassesses, pour souligner ce qui lui semble principal : la fraternité, l'abnégation, la liberté... Avec le genre humain, c'est aussi sa propre trajectoire qu'il commente. Toujours, au-delà des contradictions de l'âme, Malraux fut sans concession sur les choses de la vie et de la liberté comme pour juger son propre engagement autant que de considérer celui des autres.
Il fut de ces quelques hommes de pouvoir et de grande intelligence, visionnaires, qui souhaita partager avec tous l'un des biens les plus chers pour une nation, sa culture. Le lieu de rencontre entre la création sous toutes ses formes et l'histoire d'un peuple, entre l'art et la fraternité. Une rencontre dont il fut le premier serviteur au service de l'Etat, il y a cinquante ans. La culture d'une nation appartient à tous ; à ceux qui l'ont construite, polie, entretenue, d'un siècle à l'autre, d'une génération à la suivante et à tous ceux qui en héritent et qui y sont initiés ; cela sont les hommes et les femmes d'une nation, anonymes mais un tout. En se battant pour la liberté ou en écrivant sur elle pour dire combien il l'aimait, en s'engageant au service de la France en arme ou en serviteur de l'Etat pour dire combien il l'admirait, Malraux nous déclarait sa fraternité.
PLAN DE L'EXPOSITION (18 panneaux)
1 - Titre
2 -
La jeunesse mal aimée (3 décembre 1901-1917)
3 -
Paris, l'édition, le dandy (1918-1920
4 -
La puissance de l'imaginaire (1920-1923
5 -
Aventures et mésaventures en Indochine (1923-1925)
6 -
La naissance de l'écrivain (1925-1933)
7 -
En Espagne, contre l'ogre fasciste (1933-1939)
8 -
De la retraite à la Résistance (1940-1945)
9 -
La rencontre (1945)
10 -
Au cœur de la politique et des arts (1945-1958
11 - « L'Etat policier est à deux pas… » (1958-1962)
12 -
Le ministère de la Culture (1958-1968)
13 -
Au soir de la vie (1968-1976)
14 - Conclusion
LE LIVRE : André Malraux, la passion des hommes
André Malraux est une grande personnalité du XXe siècle. Écrivain extraordinaire, aventurier, combattant contre le fascisme, homme politique... 2009 et 2010 ofrent deux occasions de l'honorer, en tant que Ministre de la culture et en tant que Compagnon de la Libération.1959-2009, 50e anniversaire
du Ministère de la Culture
1940-2010, 70e anniversaire
de l'Appel du 18 juin
L'écriture et les idées, la résistance et le combat, la beauté et la politique, l'imaginaire et le réel…
Malraux fut un homme extraordinaire pour son amour des hommes et le talent qui l'habita pour en parler. Praticien du genre humain, il s'est noyé dans les méandres de l'âme humaine pour en aimer les courages avec passion et en décrire les renoncements avec vérité et compassion.
De tradition humaniste, Malraux transcende l'homme parce qu'il en parle en héros. Il choisit la grandeur, sans renier les bassesses, pour souligner ce qui lui semble principal : la fraternité, l'abnégation, la liberté... Avec le genre humain, c'est aussi sa propre trajectoire qu'il commente. Toujours, au-delà des contradictions de l'âme, Malraux fut sans concession sur les choses de la vie et de la liberté comme pour juger son propre engagement autant que de considérer celui des autres.
Il fut de ces quelques hommes de pouvoir et de grande intelligence, visionnaires, qui souhaita partager avec tous l'un des biens les plus chers pour une nation, sa culture. Le lieu de rencontre entre la création sous toutes ses formes et l'histoire d'un peuple, entre l'art et la fraternité. Une rencontre dont il fut le premier serviteur au service de l'Etat, il y a cinquante ans. La culture d'une nation appartient à tous ; à ceux qui l'ont construite, polie, entretenue, d'un siècle à l'autre, d'une génération à la suivante et à tous ceux qui en héritent et qui y sont initiés ; cela sont les hommes et les femmes d'une nation, anonymes mais un tout. En se battant pour la liberté ou en écrivant sur elle pour dire combien il l'aimait, en s'engageant au service de la France en arme ou en serviteur de l'Etat pour dire combien il l'admirait, Malraux nous déclarait sa fraternité.PLAN DE L'EXPOSITION (18 panneaux)
1 - Titre
2 - La jeunesse mal aimée (3 décembre 1901-1917)
3 - Paris, l'édition, le dandy (1918-1920
4 - La puissance de l'imaginaire (1920-1923
5 - Aventures et mésaventures en Indochine (1923-1925)
6 - La naissance de l'écrivain (1925-1933)
7 - En Espagne, contre l'ogre fasciste (1933-1939)
8 - De la retraite à la Résistance (1940-1945)
9 - La rencontre (1945)
10 - Au cœur de la politique et des arts (1945-1958
11 - « L'Etat policier est à deux pas… » (1958-1962)
12 - Le ministère de la Culture (1958-1968)
13 - Au soir de la vie (1968-1976)
14 - Conclusion